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Il y a cinq ans, les Embuscades de la scène ont été organisés pour la première fois à Cotonou sous la diligence de l’Association Sudcrea (autrefois Atelier Géanture), comme une plateforme destinée à accompagner les jeunes metteurs en scène à se construire un savoir-faire, une audience et un nom en matière de création théâtrale. Depuis l’année dernière, à Lomé, l’expérience s’est aussi mise en place sous la conduite de Paraiso Fabrice Babatundé et de l’association Olatomi. A quelques jours de la tenue de la deuxième édition de Lomé, KokouParaiso, promoteur des Embuscades de la scène à Lomé en parle.
 
Bonjour , présentez – vous 
Je suis Kokou Babatoundé Fabrice PARAISO, comédien conteur responsable de la compagnie OLATOMI,et des Embuscades de la Scène au Togo
 
Vous êtes donc le promoteur des Embuscades de la scène à Lomé. D’où est venue l’idée d’organiser cet événement?
L’idée de cet évènement est née d’une discussion avec mon collègue et ami HOUANSOU Giovanni lors du FESCUAO (Festival Scientifique et Culturel des Club Unesco Universitaires d’Afrique de l’Ouest) à Niamey. Ensuite, il m’a invité à la première édition à Cotonou au Bénin en 2013, et la suite vous la connaissez. Les embuscades de la scène aux Bénin, ont atteint des résultats impressionnants. Cela continue d’ailleurs. Et donc depuis l’année dernière,nous avons installé les Embuscades de la scène – Lomé, qui se tiennent en marge de Embuscades de la scène –Cotonou
 
Qu’apporte cet événement de neuf à l’environnement culturel Togolais?
Beaucoup de choses, en commençant par un réveil de la jeunesse du théâtre Togolais. Cet événement a permis de découvrir de jeunes talents en matière de mise en scène et de pouvoir plus nous rapprocher de nos ainés qui nous accompagnent. Ce creuset, contribueà établir un pont entre semi-professionnels et les professionnels dans l’esprit d’un transfert de connaissance et d’un partage d’expériences. Il offre de de pouvoir se frotter au sens positif du terme aux attentes d’un public diversifié du théâtre, et de trouver des moyens de diffusion des spectacles créés après les premières.
 
Qu’avez vous prévu pour cette deuxième édition ?
Pour cette édition trois (03) jeunes créateurs on été retenus : Hanifa Dobila, Kokou Joel Djagbavi et Felicité KodjoAtsou Notson. Comme vous le voyez , même si il n’y en a qu’une seule, la gente féminine est représentée par une femme (rire), dont je félicite le courage au passage. Ces jeunes metteurs en scène sont coachés dans leurs travaux par le metteur en scène et dramaturge Togolais Samuel Wilsi, à travers sa structure FARGO CULTURE. Cette année, pendant trois jours, ces jeunes créateurs vont nous montrer leur savoir-faire en matière de mise en scène. L’autre touche, ce sont les textes qui sont pour la plus part des auteurs togolais, une autre manière à nous de faire la promotion de la plume Togolaise. Du 10 au 11 nous serons dans un centre privé qui œuvre pour l’évolution de la culture au Togo le Level Espace, un grand partenaire. Et pour la dernière journée du 12, nous serons au domicile du Doyen Léonard YAKANOU,pour la clôture.On notera la participation du représentant des Embuscades de la scène Bénin, Carlos Fancy ZINSOU qui depui septembre 2017 a pris la direction de cette activité au Bénin.
 
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez actuellement ?
(Rire)Les difficultés sont liées aux réalités de nos pays vous le savez, mais à nous de nous accrocher. Le manque de financements, d’accompagnement ne facilite pas les choses mais avec notre petit (Tibia) et letacte on se défend. Les caprices des jeunes créateurs aussi ne sont pas à ignorer. Tout ça est anormal, mais pas insurmontable.
 
Quelle est votre vision pour cet événement ? Comment l’envisagez vous pour les années à venir ?
Pour les années à venir, faire des Embuscades a Lomé, la vitrine du futur du théâtre togolais et Ouest-africain. Devenir une référence pour les autres événements théâtre. Il y a un réseau qui se met en place petit à petit, sous la houlette de jeunes gens comme Giovanni Houansou (Bénin), Hurcyle Gnonhoue (Bénin), Carlos Zinsou (Bénin), Gaoussou Yah Touré (Mali) moi-même et beaucoup d’autres passionnés comme Mickael Todego (Bénin), Adjarath Yérima (Togo)… Je vais m’en arrêter là pour l’instant pour vous dire que nous avons des rêves.
 
Et pour finir ?
Je voudrais exprimer ma gratitude à tous nos partenaires présents : Fargo théâtre, Téré Culture, Compagnie Artistique Carrefour, Espace Gabite, SOPRANO Events, STAL, LEVEL, Benincrea.net, Dadobo Kreativ, Théâtre au compteur et à ceux que nous démarchons encore.
 
Benincrea

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