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Au mois d’octobre 2018, l’Agence Panafricaine d’Ingénierie Culturelle et l’Agence Dekart organisent conjointement à Lomé, capitale Togolaise , « Mois de la culture Béninoise à Lomé ». C’est la première édition. M. Eustache Agboton, coordonateur de l’APIC en parle 

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Plusieurs raisons sous-tendent la tenue de cette activité. D’un côté, les relations séculaires entre le Togo et le Bénin. Il s’agit de promouvoir le brassage culturel entre ces deux pays afin de raffermir les liens qui les unit. Mais également, ce projet intervient dans un contexte où  le « vivre ensemble » est de plus en plus d’actualité parce que chaque peuple revendique son identité, sa singularité. Ce festival se tient donc pour rappeler la nécessité du dialogue des cultures entre les peuples.

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Le Togo, c’est d’abord pour des questions pratiques. Lomé étant linguistiquement et géographique, la capitale la plus proche de Cotonou. Il nous est apparu évident que pour une première expérience, c’était un facteur à prendre en charge. D’un autre côté, l’Agence Panafricaine d’Ingénierie Culturelle (APIC), structure co-organisatrice du festival (avec l’Agence DEKart de Monsieur Emmanuel TOMETIN), développe depuis quelques mois, certaines activités à Lomé. Nous pouvons notamment citer le Forum Culturel du Togo, qu’elle coordonne avec un partenaire sur place, en l’occurrence l’espace culturel LEVEL. Lomé s’est donc imposé très facilement au moment de décider de la capitale devant accueillir l’activité.

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Nous sommes à environ deux semaines de l’activité. A quel niveau sommes-nous ? Dans la dernière ligne droite, je dirai. La programmation officielle a été dévoilée depuis le 3 août dernier lors d’une conférence de presse organisée à cet effet dans les locaux du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui un partenaire majeure sur l’activité. Donc, les artistes retenus sont connus. Les espaces connus. Les dates connues. Au total, une soixantaine d’artistes du Bénin et du Togo sont programmés pour se produire dans des espaces de la capitale togolaise à travers 9 activités du 05 au 28 octobre. Il faut mettre en place et finaliser les mécanismes en ce qui concerne leur déplacement, leur hébergement, leur restauration et d’autres aspects logistiques. C’est ce à quoi s’attèle l’équipe d’organisation sur place qui fait tout pour que l’évènement soit une réussite.

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Nous avons programmé une exposition d’art, une conférence débat, une rencontre littéraire, un spectacle de danse, une projection cinématographique, une représentation théâtrale, un concert de musique, une soirée Dj, et d’autres activités. En tout, tous les week-ends du mois d’octobre, pas moins de deux activités artistiques et culturelles sont programmées dans divers lieux de la capitale togolaise.

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Un financement conséquent ? C’est possible. Mais dans ce type d’organisation qui vise à réunir deux peuples, qui transcende les frontières, je puis vous assurer que l’argent n’est pas tout. Au contraire, et dans notre cas, ce qui nous maintient et qui nous a vraiment conforté dans l’idée qu’il faut ce genre d’activité, c’est le soutien indéfectible des institutions au plus haut niveau des deux pays. Cela n’a pas de prix.

Ensuite, il y a les espaces qui, d’un coup, ont accepté d’abriter les activités. Et enfin les différents partenaires, mécènes, personnes de bonne volonté, qui d’une manière ou d’une autre, ont apporté un quelconque soutien, et pas toujours financier, pour la mise en œuvre du projet depuis le 1ermai où la pré affiche a été rendue publique.

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Ce sont les difficultés inhérentes à ce type d’organisation. Mais nous pensons et nous l’avons expérimenté, qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif initial qui est exaltant pour nous et qui constitue notre principal leitmotiv. Nous pensons qu’il ne faut pas s’attarder sur ces difficultés qui nous ont parfois ralenti dans notre élan mais n’ont pas émoussé notre ardeur tant nous n’avons pas arrêté de nous dire que nous n’avons pas d’autres choix que d’avancer.

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Au nom du Comité d’organisation, je voudrais lancer un appel pour que le public sorte voir de quoi sont capables ses créateurs, tant béninois que togolais. Nos créateurs ont du talent. Mobilisons-nous pour les célébrer.

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