15 février 2018

R.E.U.S.S.I.R ONG et l’association SUDCREA  en faveur des associations, fédérations et confédérations d’artistes, d’acteurs culturels et entrepreneurs culturels a pour d’accroitre chez les acteurs et opérateurs culturels béninois, la connaissance qu’ils ont des ODD et du PAG tout en ressortant les leviers d’actions en faveur de la pratique artistique et culturelle dans notre pays.

 

 

 

CONTEXTE

Le secteur culturel au Bénin fait appel à un nombre important de personnes de toute catégorie d’âge et d’obédience culturelle. Mais quoiqu’important, cet effectif n’a jusque-là pas pu se quantifier de façon précise.

 

Sur un autre plan, beaucoup d’activités artistiques et culturelles se mènent par cette multitude d’acteurs exerçant différents métiers générateurs de flux financiers. Il n’existe pas non plus, ici, de données statistiques sur ce mouvement économique qui impacte, au moins en apparence, un mieux vivre chez les acteurs culturels.

 

Enfin, l’exercice généralisé des activités culturelles dans l’informel ne favorise pas non plus une lisibilité de l’impact du secteur sur le PIB pouvant induire une plus grande prise en compte des besoins du secteur.

 

Nombre d’initiatives prises par les pouvoirs publics et les Partenaires Techniques et Financiers et allant dans le sens de la structuration et de l’évaluation quantitative et qualitative du secteur sont restées à mi-chemin. L’une des dernières en date est l’expérience de la délivrance des cartes professionnelles d’artistes par la Direction de la Promotion Artistique et Culturelle. Contestée, elle a été très tôt étouffée dans l’œuf.

 

Pourtant les acteurs et opérateurs culturels tant publics que privés, les cadres techniques, les scientifiques, les universitaires et les intellectuels de toute catégorie, reconnaissent le besoin crucial de mesurer l’impact de l’activité culturelle sur le flux économique du pays afin de l’améliorer de façon sensible.

 

L’avènement du gouvernement de SEM Patrice Athanase Guillaume TALON a coïncidé avec une crise importante liée à la gestion du principal Fonds de financement d’alors, des activités culturelles et artistiques — le Fonds d’Aide à la Culture —. Une série de malaises ont suivi et fait corps avec la décision du gouvernement d’opérer une réforme du secteur culturel. Des mesures ont été engagées par l’autorité publique au nombre desquels le changement de l’AOF du Ministère de la Culture et sa fusion avec l’ancien ministère du Tourisme, la refonte de certaines directions, le changement de certaines procédures, et récemment — dans le gouvernement 2 du Président — la fusion du Ministère de la Culture et du Tourisme avec celui des Sports et Loisirs.

 

Toutes ces mesures réformatrices ne reçoivent pas bon écho au sein de la classe culturelle, pour cause, qu’elles sont mal comprises ; pas suffisamment expliquées. Or, elles ressortent intrinsèquement de la vision et de la politique définies par le gouvernement de la rupture pour le secteur culturel à l’instar de plusieurs autres secteurs du pays.

 

Cette incompréhension qui perdure depuis 2016 occasionne non seulement des critiques acerbes de la part des acteurs culturels, par l’intermédiaire des médias, des séries de protestation et de supputations dans les foras et sur les réseaux sociaux et la baisse drastique de la production artistique et culturelle sur toute l’étendue du territoire national.

 

Si les acteurs peinent à se retrouver dans les plans et actions du gouvernement en leur faveur, il faut croire que c’est parce qu’ils n’ont pas une grande connaissance de ces derniers. En plus, le regain d’intérêt noté pour le tourisme, qui fait corps avec la culture, passe pour un pan mystérieux auprès de la classe culturelle, qui a l’impression d’avoir été larguée et vouée aux gémonies.

 

Il est clair, aujourd’hui, que le manque de dissémination du Programme d’Action du Gouvernement dans le milieu culturel provoque cette incompréhension de la grande masse des acteurs culturels.

 

Notons que le même problème se pose en ce qui concerne les Objectifs pour le Développement Durable (ODD), auxquels les acteurs et opérateurs culturels doivent arrimer leurs projets et initiatives. Ce qui n’est pas souvent le cas. La conséquence est que les projets culturels béninois manquent de compétitivité dans les couloirs internationaux.

 

En effet, dans les efforts pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au Bénin, il a été remarqué que la participation des acteurs et opérateurs du secteur culturel béninois n’avait pas été à la hauteur de l’enjeu, faute de connaissance de ces défis et d’implication suffisante. Or, le secteur artistique et culturel constitue un vecteur majeur de transmission de messages de par la multiplicité des acteurs et la diversité des disciplines disponibles.

 

Aujourd’hui, afin de parachever l’œuvre incomplète de ces OMD, 17 Objectifs de développement durable ont été adoptés en septembre 2015 par les 193 Etats membres des Nations-Unies, dans le cadre de l’agenda 2030. Ces Objectifs constituent un vaste programme qui exige des efforts sans précédent à fournir par plusieurs acteurs dont ceux du secteur culturel. Mais déjà, nous notons que le même déficit de connaissance et d’implication se pose chez les hommes de la Culture.

 

Il est, alors, de bon ton que les acteurs culturels aient une connaissance approfondie des lignes et choix qui constituent la politique actuellement mise en place par le gouvernement ; lignes qui se retrouvent dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) et les Objectifs pour le Développement Durable (ODD). Connaître ces lignes, leur permettra de se positionner en fonction des prévisions et d’arrimer leurs actions de sorte à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs fixés par le Gouvernement pour le secteur.

 

C’est dans ce contexte que le Réseau d’Unification et de Sauvegarde des Savoirs Inédits et Récents (REUSSIR-ONG), Association de développement artistique et culturel, orientée vers la recherche et la formation et l’association et SUDCREA, une association socio-éducative et culturelle exerçant au Bénin ont décidé d’organiser, sous la supervision du représentant des Artistes au Conseil Economique et Social (CES) du Bénin, Claude BALOGOUN et l’appui technique du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB), une séance de formation, de sensibilisation et d’appropriation du PAG et des ODD, en faveur des associations, fédérations et confédérations d’artistes, d’acteurs culturels et entrepreneurs culturels le Jeudi 15 février 2018 dans la salle FITHEB de Cotonou.

 

 

L’OBJET

Organisation d’un séminaire sur le PAG et les ODD en faveur des acteurs et opérateurs culturels béninois.

 

 

OBJECTIFS

Objectif Général

De façon générale, il s’agit d’accroitre chez les acteurs et opérateurs culturels béninois, la connaissance qu’ils ont des ODD et du PAG tout en ressortant les leviers d’actions en faveur de la pratique artistique et culturelle dans notre pays.

Objectif spécifique

Spécifiquement, il s’agit d’organiser une journée de rencontre et de réflexion, avec les acteurs et opérateurs culturels (personnes physiques et morales, toutes disciplines confondues) exerçant en république du Bénin autour des ODD et le PAG

 

 

DATE ET LIEU

Le séminaire se tiendra le 15 février 2018 au siège du Festival International de Théâtre du Bénin, FITHEB, (ex- Ciné vog).

 

 

INTERVENANTS

 

SOUS-THEMES NOM ET PRENOMS QUALIFICATION PROVENANCE
Rôle et importance du CES. Claude BALOGOUN Conseiller CES
La place de la culture dans l’atteinte des ODD. Janvier ALOFA Communicateur PNUD
Le PAG 2016 – 2021 : les leviers d’actions en faveur de la pratique artistique et culturelle dans notre pays. Achille HOUSSOU Communicateur Ministère du Plan du Bénin

 

 

CIBLES

Ce projet a pour cibles les catégories de personnes suivantes :

 

Personnes morales :

  • les associations d’artistes et acteurs culturels,
  • les organisations faitières des acteurs et opérateurs culturels ;
  • les entreprises culturelles (ces personnes participeront en envoyant leurs représentants)

 

Personnes physiques :

  • les artistes et acteurs désireux d’y participer à titre individuel ;
  • les journalistes culturels ;

Le nombre de participants attendus est de 300 personnes.

 

 

PARTICIPATION

La participation est libre et gratuite. Des invitations seront adressées à un certain nombre d’organisations et téléchargeables en ligne sur une plateforme dédiée à cela.

 

 

PARTENAIRES

  • Le Système des Nations Unies au Bénin
  • Ministère du Plan
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports
  • FITHEB
  • NET

 

 

ORGANISATEURS

 

CONTACTS

  • 10BP773 Houéyiho Cotonou Bénin
  • C/295-296 Zongo Cotonou
  • Tél : 00229 97602784 ou 00229 96434067
  • E-mail. : cbalogoun@yahoo.fr